Alain Broutin
Texte déposé à la SACEM


Tes grands yeux culottés ne font pas d’sentiments.
Pour me mater, ils m’assassinent
sans prendre de gants.
J’tourne de l’œil / quand tu me mates.
Que je le veuille / ou non tes yeux frappent.
Tu m’rends folle mais j’idolâtre
les jeux folâtres.

T’es un sorcier.
Toi quand tu veux tu peux
m’déshabiller des yeux / avec les yeux bandés.
Tu peux m’déshabiller…avec les yeux bandés…Tu peux m’déshabiller...

Tes grands yeux culottés
percent mes pensées intimes.
Tes coups d’rétines sont si touchants, si pénétrants..

J’tourne de l’œil / quand tu me mates.
J’tombe comme une feuille. / Pourvu qu’tu m’rattrapes.
J’suis fondue et enchaînée
dans ton ciné.

T’es un sorcier.
Toi quand tu veux tu peux
m’déshabiller des yeux / avec les yeux bandés
Tu peux m’déshabiller…avec les yeux bandés…Tu peux m’déshabiller...

Tes grands culottés
seraient bien étonnés
si j’allais me déboutonner sans sourciller.

Si j’étais vraiment toute nue,
là, tes grands yeux en prendraient plein la vue.
Ils en sortiraient battus ;
qu’en dirais-tu ?

Mais c’est pas la peine d’y penser
Tu préfères me r’garder avec les yeux bandés.

T’es un sorcier.
Toi quand tu veux tu peux
m’déshabiller des yeux / avec les yeux bandés.
Tu peux m’déshabiller…avec les yeux bandés…Tu peux m’déshabiller...

T’es un sorcier... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

 

Les yeux bandés
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