Alain Broutin
A propos d'une certaine élection du 06 mai 2007.

 

Les gagas, les gnangnans, les gagnants.

Après un combat saignant,
elle a battu les fainéants,
l’armée des gagas, l’armée des gnangnans,
l’armée des gagnants.

Elle chante en accompagnant
le républicain régnant,
en grand tralala gaga, tralala gnangnan,
tralala gagnant.

Comme Bayard à Marignan,
lui pour tous comme d’Artagnan,
c’est le sauveur des gagas, sauveur des gnangnans,
sauveur des gagnants.

De Maubeuge à Perpignan,
il clamait en trépignant :
« Serez tous gagas, serez tous gnangnans,
serez tous gagnants. »

Et les petits épargnants
l’ont trouvé doux et poignant,
sobrement gaga, sobrement gnangnan,
sobrement gagnant.

L’artifice en s’éteignant
plongera les communiants
dans le noir placé gaga, noir placé gnangnan,
noir placé gagnant.

Croiront-ils qu’en le reniant,
il s’enfuira en geignant ?
Comptez dessus les gagas, dessus les gnangnans,
dessus les gagnants.

Il n’y a qu’un inconvénient :
le républicain régnant, 
il n’est pas gaga, il n’est pas gnangnan…
… Il est juste répugnant.