Alain Broutin
Texte déposé à la SACEM

Sur des coussins, près d’un bassin
peuplé de mille et un mirages,
tu mettrais tes yeux dans les miens
et mon visage entre tes mains…

sur des coussins, près d’un bassin.

Ton regard serait si perçant
qu’il ferait tressaillir mon âme ;
mon coeur serait tout feu tout femme,
ma vie multipliée par cent…

ton regard serait si perçant.

Semée de poivre et de jasmin,
la nuit tomberait à dessein ;
le vent d’orient ferait le zouave
et ruissellerait sur mes seins…

semés de poivre et de jasmin.

Tu laisserais glisser tes manches ;
mes lèvres boiraient ta chaleur,
puis tes ongles d’ensorceleur
feraient des folies sur mes hanches…

tu laisserais glisser tes manches.

L’amour serait si renversant ;
moi si femme et toi si puissant ;
nos coeurs seraient tout feu tout flamme,
nos vie multipliées par cent…

l’amour serait si renversant.

Sur les coussins, près du bassin,
nos ombres bleues comme un mirage
se noieraient dans le paysage
et nous pourrions dormir enfin…

sur les coussins, près du bassin


Chanson pour Dame
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Sur des coussins